Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /Déc /2006 10:00
Mon cher Journal,

Faut que je te raconte un truc :
Quand j’étais petit, j’adorai faire des maquettes d’avions, de tanks, mais surtout ce qui me passionnait c’était les dioramas.
 
Tu sais pas ce que c’est un diorama ?
Ben c’est une sorte de reproduction miniature d’une scène, généralement historique, avec des figurines et un joli décor que tu fabriques avec tes mimines.

Quand j'avais une dizaine d'années, j’en avais fait un splendide représentant « La prise du pont de la forêt » par des soldats américains qui se battaient contre les allemands pendant la seconde guerre mondiale.

Bon, je sais... « La prise du pont de la forêt » n’est pas une bataille qui a forcément marqué les anales de l’histoire, ni qui a vraiment existé, mais merde ! Si les américains ont plus le droit de prendre un pont dans la forêt aux allemands, où allons nous !?!?!? C’était même pas la peine de faire la guerre !!!

Donc, disais-je avant que tu commences à m’énerver, j’avais pris un carton en guise de support. Mes petits soldats étaient prêts et les chars aussi. Pour le pont, j’avais piqué des pinces à linge en bois à ma mère. Toutes collées ensemble, c’était une vraie œuvre d'art.

Restait à fignoler le décor pour que la magie s’opère. Dans le jardin, j’avais récupéré deux grosses mottes de terre entre lesquelles j’avais placé mon pont. Des bouts de branches de sapins plantés sur les mottes formaient une forêt tout à fait respectable et mes figurines ornaient les lieux avec une souveraineté à faire pâlir la Reine d’Angleterre. Manquait la flotte sous le pont... Qu’à cela ne tienne, un sac en plastique bleu, coupé aux dimensions, avait fait l’affaire.

Pour que la chose ressemble plus à la réalité, je m’étais imaginé que c’était l’automne et qu’il fallait que ça fasse comme après la pluie. J’ai donc pris le pulvérisateur que ma mère utilisait pour ses plantes et j’ai aspergé le tout.

Quelques secondes plus tard, mon diorama avait pris une dimension cauchemardesque : « La prise du pont de la forêt » s’était transformé en « L’invasion des vers géants ». Des lombrics étaient sortis des mottes et avaient niqué tous mes soldats...

Tout ça pour te dire, mon cher Journal, que mon fils veut faire des dioramas et qu’il en a demandé au Père Noël...
Il ne s'intéresse pas aux petits soldats qui se piquent les ponts, le moyen âge le gonfle et la période napoléonienne lui donne des boutons : Quand il a appris que Napoléon était mort à Sainte Hélène, il m'a demandé comment une femme avait fait pour tuer un empereur...

En cherchant un peu sur Internet, j’ai trouvé plein de trucs mais surtout du grand n’importe quoi, avec des Pokemons dedans...
Alors j'ai eu une merveilleuse idée. Je vais lui faire faire du diorama réalité :
La Garonne polluée qui coule à Agen... avec le pont qui mène au Passage sur lequel y'aurait un bel embouteillage et un accident dessus.
Une descente de CRS dans un immeuble de banlieue qui embarqueraient des immigrés clandestins.
Des supporters du PSG qui se foutraient sur la gueule avec ceux de l'OM... et quand tu tournes le diorama, tu vois des supporters de l'OM qui se foutent dessus avec ceux du PSG. Pratique !

Tiens, je vais prendre ma journée de vendredi pour courir les magasins de jouets et lui trouver les figurines et les décors appropriés. Sûr que des dioramas comme ça, c'est pas tous les gosses qui auront le bonheur d'en faire...




Par Pierrot - Publié dans : Journal Intime
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /Déc /2006 08:02

L'autre soir je revenais tranquillement de mon club? "L'amicale pour la promotion de la danse du ventre dans le bassin aquitain", quand j'ouvris ma boite aux lettres. Je constatai, non sans un certain dédain, qu'EDF m'avait encore envoyé une missive. Généralement, leur prose est d'une pauvreté à faire pleurer une endive, mais bon... Celle des impôts n'est pas plus louable.

Donc, pas de quoi s'inquiéter en l'occurrence ; le chauffage, l'eau chaude et la cuisson de ma pitance quotidienne s'effectuant exclusivement au gaz naturel, bio et donc sans OGM ni trace de fourrure animale, la facture d'électricité ne devait pas s'élever à des sommes gastronomiques.

J'ouvre la chose : 98 euros !

98 euros pour deux mois ???

98 euros pour la consommation électrique sporadique de quelques ampoules, même pas celles de mes mains, d'une télé et de trois merdouilles électroménagères qui se courent après ???

Il n'en fallait pas plus pour que mon esprit de révolté, issu d'une consommation excessive de barres chocolatées à la noix de coco, ne se réveille.

Dire que la nature peut nous sustenter en énergie facilement transformable en électricité et qu'il faut payer une bande de zoulous pollueurs sans plume pour en obtenir une once... Mais à quel prix !!!

Décidé à réaliser d'importantes économies, je me suis intéressé aux possibilités de production électrique indépendante de ces vampires du watt. En me connectant du bureau, bien sûr pas de chez moi, ça coûte trop cher en électricité, j'ai cherché un tantinet sur Internet.

J'y ai trouvé beaucoup plus de renseignements intéressants que dans Mode & Travaux. Dans Sciences & Vie, c'est même pas la peine, y'en a que pour les trous noirs et la proctologie gériatrique.

La production d'électricité n'est finalement pas si compliquée que ça.

Le principe est simple : Il s'agit de produire une énergie mécanique que l'on transforme en énergie électrique. Ayant constaté que c'était pas évident avec des baffes, je me suis intéressé à des exemples concrets et qui ont fait leurs preuves.

Sur un site, ils montraient un petit moulin de bois délicatement posé sur un petit ruisseau. Son axe, qui tourne en même temps que lui, est relié à une sorte de bobine électrique qui arrive à allumer une ampoule sans qu'on ait besoin de toucher à un interrupteur. Et ça marche même quand on coupe le compteur EDF. L'ennui, c'est que je n'ai pas de petit ruisseau chez moi. Une flaque, peut être, de temps en temps, sous le robinet de la machine à laver... mais pas de quoi installer une usine marémotrice.

Un autre truc vraiment sympa, c'est l'éolienne. C'est une sorte de petit moulin, en plus gros que le précédent, qui tourne quand il y a du vent. Le système proposé est vraiment sympa : Pas besoin de petit ruisseau. En plus, tu peux en coller deux ou trois dans ton jardin pour obtenir assez d'électricité pour alimenter toute ta baraque. Un seul inconvénient, c'est quand t'es en appart' : Sur le balcon, ça rentre pas.

En continuant à fouiller, je suis tombé sur un truc étonnant qui remonte aux calendes grecques : La centrale solaire aérothermique.

Bien que l'engin soit trop balaise pour tenir dans ton salon, il n'en reste pas moins qu'il n'a besoin ni de pétrole, ni de charbon, ni d'uranium. Tout propre ! Et une centrale pourrait assurer les besoins en électricité de 500 000 personnes.

Malheureusement, un peu plus loin, je suis tombé sur une terrible nouvelle...

"Edgard Nazare, ingénieur d'aéronautique, qui inventa la "centrale aérothermique" constituée d'une tour à vortex capable de créer un cyclone artificiel permanent et produisant une énergie gratuite et non polluante dérivant directement du rayonnement solaire. Il ne parvint jamais à faire expérimenter son invention "gênante" par l'EDF et les pouvoirs publics acquis au nucléaire. Toutes ses autres inventions furent également occultées. [...] Après avoir fait plusieurs autres découvertes scientifiques d'importance, Edgard NAZARE est mort à Paris dans la misère le 13 septembre 1998, sans avoir pu construire la tour de 300 m qui lui tenait tant à cœur."

Aujourd'hui, d'autres ont repris l'idée. Des canadiens, des russes et des espagnols sont sur le coup.

Et en France, qui est le candidat qui voudra bien se bouger l'cul pour rendre à Edgard ce qui appartient à César ?


PS : Ce n'est pas parce qu'on n'est pas agriculteur qu'on ne peut pas se culturer :

http://quanthomme.free.fr/energieencore/carnet14.htm

http://www.ldi5.com/heret/lance.php

Par Pierrot - Publié dans : Décidons de vivre heureux
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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /Déc /2006 14:35

Hier soir, j’ai constaté que le premier commentateur de mon blog avait récidivé. Au début, je croyais que c’était un certain Jean Eudes. Là, c’était signé « Isa ». Sans avoir la prétention de fout’ la pâtée à Herlock Sholmes, le fait que le mot « trava$%... » se trouve estropié dans son texte, ça m’a mis la puce à l’oreiller.

Tiens, en parlant d’oreiller... cette nuit, j’ai fait un cauchemar...

Attends... comme je te sens en forme, je vais te le raconter.

Y’avait ma grand-mère. Tu sais, celle qui m’a appelé l’autre soir ; pas l’autre car ça fait un bout de temps qu’elle est morte.

Dans mon rêve, parce que c’était pas un cauchemar au début, je devais aller la voir. Mais comme elle venait de déménager dans sa ville lointaine, je ne savais pas où elle habitait exactement. Alors, je lui ai téléphoné pour qu’elle m’indique le chemin :

- Tu sais où j’étais avant ?

- Oui Mamie...

- Hé ben c’est pas très loin... Tu vois la boulangerie qui fait l’angle ? En tournant à gauche, t’as une rue qui mène à la poste. Juste en face, t’as un jardin public avec une cabine de téléphone. Et de l’autre côté, y’a toute une allée avec des restaurants.

- Oui Mamie...

- Hé ben c’est pas là. En fait, tu dois prendre à droite devant chez le coiffeur. Mais maintenant, c’est plus un coiffeur. Alors faut pas te tromper sinon tu vas devoir faire demi tour et...

Et je me suis retrouvé dans des rues avec des boulangeries et des coiffeurs à chaque coin, avec partout des jardins publics qui poussaient comme des champignons...  C’était l’horreur.

Quand je me suis réveillé, Nanou m’a demandé :

- T’as fait des vilains rêves mon chéri ?

- M’en parle pas... la prochaine fois que ma grand-mère appelle, c’est toi qui décroche. Et tu lui dis que je suis en voyage d’affaires...

Par Pierrot - Publié dans : Journal Intime
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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /Déc /2006 08:01

Salut la Foule !

Aujourd'hui, je vais vous causer de suicide collectif.

Désolé (même pas vrai) d'être si direct, mais bon.
J'aime bien aller droit au but.

Donc, comme tout le monde le sait ou devrait le savoir, mon métier de ramasseur de balle aux abattoirs d'Agen m'amène parfois à assister à des évènements pour le moins farfelus.
Et aujourd'hui, c'est d'un suicide collectif dont il est question. 
C'est rigolo, hein ?

Tout a commencé avec les jardiniers.

Faut vous dire qu'à la patinoire où je cire les parquets, on a plein de jolis espaces verts autour.
Faut y passer la tondeuse, tailler les arbres, ramasser les fleurs, etc...
Pour ça, on emploie des employés qui s'emploient à jardiner.

Au-delà de ces espaces verts, il y a nos voisins.
- Le voisin de gauche, en tournant le dos à la route, c'est une entreprise spécialisée dans la fabrication de produits d'accompagnement d'apéritifs surgelés : canapés, pains surprise, tapas, etc...
- Le voisin de droite, toujours en tournant le dos à la route sinon ça devient celui de gauche et ça veut plus rien dire, est un négociant en vins de Duras, de Buzet, Tariquet et autres spiritueux du terroir qui rendent spirituels à force de les consommer.
- Le dernier voisin, celui de derrière, parce que devant y'a la route, est une société qui élève des canards gras, des oies grasses, des pintades grasses et des petites cailles qui deviennent des dindes grasses à force de bouffer les résidus de pâtes à pains surprise du voisin de gauche. 

Personnellement, je trouve qu'on n'est pas trop mal entouré.

Tout ce petit monde cohabitait courtoisement, la fleur au fusil, leurs territoires étant délimités par de hauts grillages devant lesquels foisonnent des herbes à pampa, des junipérus rampants et des petits conifères à dix sous, mais pas de cèdres ni de cocotiers.

Par un beau matin de brouillard, drapé d'une température à ne pas oser pisser dehors, nos braves jardiniers jardinaient.
Le grand Serge taillait la face Est, tandis que le gros Benoit ratissait les feuilles de la face Ouest.
Jean Philippe, lui, était arrivé en retard, la tête dans l'cul comme on dit par ici.
Le gage lui revenait et ses collègues lui avait refilé la débroussailleuse pour aérer la face Nord qui avait une fâcheuse tendance à s'embroussailler par les temps qui courent. 

Et c'est là que les évènements tournèrent à la catastrophe.
Jean Philippe, le genre de gars qui a pas cassé trois pattes à un canard, casque anti-bruit sur les oreilles, casaque verte, cagoule noire, s'emmêla les pinceaux et tailla le grillage face Nord à grands coups de débroussailleuse sur vingt centimètres.
Le pauvre hère, conscient du désastre écologique dont il était coupable, se hâta de réparer temporairement la chose en appliquant quelques longueurs de raphia sur la brèche et un petit pansement.

Le lendemain, toujours par un beau matin de brouillard, drapé d'une température à ne pas exposer popol aux intempéries lotégaronnesques, le voisin de la face Nord se pointa à l'accueil de la scierie, où je fais de la peinture sur soie, avec un canard mort à la main :

- Vous voyez !!! Il est mort !!!

- ???

- Il est mort, comme les 500 autres !!!

- Pardon ?

- Ils se sont suicidés par votre faute !!!

- Comment ???  J'ai une gueule à faire se suicider les canards, moi ????

- J'ai bien vu que vous aviez fait des trous dans le grillage !!! C'est par là qu'ils sont passés !!!

- Qui est passé par le trou du grillage ?

- Les nuisibles !

- Les nuisibles ???

- Ben oui... les rats, les furets, les loirs...

- Et les ornithorynques !

- Ne plaisantez pas !!!  Les nuisibles se sont introduits dans ma propriété par les trous que vous avez fait dans le grillage. Les canards ont pris peur et se sont serrés en se regroupant. Maintenant, ils sont morts étouffés. C'est un suicide collectif !!!

- Mais ils sont cons ou quoi ? Comment une souris peut foutre la trouille à un troupeau de canards ?

- Quand ils sont attaqués par les nuisibles, les canards se groupent et se serrent entre eux pour faire masse. Maintenant, il ne reste plus qu'un tas de 500 canards morts.

- Ah... ben va falloir que vous me fassiez une estimation des dégâts, que vous preniez des photos et que vous me rédigiez un rapport pour que je fasse transmettre à notre assurance.

Le lendemain, encore par un beau matin de brouillard, drapé d'une température à ne pas sortir la bite à l'air, le rapport du monsieur arriva avec une photo montrant UN canard mort.
Dessous, en commentaire : "Une victime".

(et c'est pas des conneries...)

Par Pierrot - Publié dans : Décidons de vivre heureux
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Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 08:04

Mon Cher Journal,

Ce matin, il a fallu que je me lève pour aller travailler. C'est inhumain. 
Pour ne rien arranger, je me suis gelé les figues rien qu'en entendant la météo.
Le pire, c'est que ce demain ce sera pareil...

Arrivé au bureau, j'ai consulté mes messages.
Rien de bien excitant : Entre les promos sur les téléviseurs LCD, les chèques-cadeau offerts par godemichet.com et la lettre d'une veuve qui voulait me filer des millions de dollars pour que je l'aide à transférer son pognon en Suisse, y'avait pas un seul mail digne d'intérêt.

Le seul moment de bonheur de ma journée de bureau s'est produit à la lecture de mon blog. 
Depuis le 6 décembre, c'était la première fois de ma vie que j'avais droit à un commentaire à propos de mes articles.
Fabuleux ! 

Enfin j'avais fait ma B.A. : Grâce à mon expertise avisée, dont l'existance m'était indiscutablement inconnue jusque là, j'avais aidé une souris d'acier à éviter les crottes de chien juste devant la porte de son garage.  
Faut l'faire !

Ce qui m'a moins fait marrer, ce sont les deux autres bavouilles émanant d'un certain Bruno qui a le culot de glander au bureau à 5 mètres de moi.
J'vais te me lui en coller une de ce pas !
Il f'rait mieux d'bosser au lieu de lire mes conneries, ce feignant...

Tiens, hier soir, j'ai eu ma grand mère au téléphone.
Elle m'a annoncé le mariage d'une de mes cousines avec un mec qui habite à Kiel, au nord de l'Allemagne.
Elle est supposée aller vivre là bas avec lui.
C'est con, elle ne parle pas un mot d'allemand...

Je te livre un extrait de la conversation avec mon aïeule :
- Tu sais ce qu'elle va faire là bas comme boulot Mamie?
- Ben... elle est prof d'anglais. Elle va enseigner l'anglais dans les écoles.
- Et comment elle va faire pour communiquer avec ses élèves qui ne bronchent ni anglais ni français ?
- Ben c'est pas grave. Elle va leur apprendre... Elle parle anglais.
- Oui, mais j'veux dire... Sylvie... elle va avoir des gamins en face d'elle qui ne parlent qu'allemand. Elle qui n'en lache pas une en teuton, comment elle va faire si un gosse lui pose une question dans sa langue natale ?
- Mais, je t'ai dit qu'elle enseignait l'anglais. Elle parle très bien anglais !
- Attends... Imagine... T'es en Allemagne. En face de toi t'as un gamin qui lève le doigt pour aller faire pipi ou qui t'explique que sa mère veut te rencontrer. Toi tu parles que français et anglais. Comment tu fais ? 
- Ben elle parle anglais à la mère.
- Oui, à condition qu'elle parle anglais. Mais avant... au gosse qui t'a pondu ça en germain... comment tu sais ce qu'il a voulu dire puisque tu parles pas sa langue ?
- Ben on s'en fout, puisque c'est avec la mère qu'elle va discuter. 
- Bon.. à par ça... il fait beau par chez toi ? 

Y'a des jours où je regrette de poser des questions...

 

Par Pierrot - Publié dans : Journal Intime
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