Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 15:44
Mon Cher Journal,

Non, je ne t'ai pas oublié.
Je dois t'avouer que depuis une semaine, c'est le bordel puissance 10.

Tu te souviens que j'avais décroché un entretien pour un nouveau job ?
Et ben figure toi que j'y suis allé... et crois moi, c'est pas la porte à côté ; parce que celle là c'est celle des chiottes.

Donc, me voilà parti dimanche 14 janvier pour un beau département bien vert de partout et où l'on peut respirer sans craindre les effluves douteuses de la Garonne agenaise.
J'y arrive à la nuit tombée, non pas pour la relever mais pour m'étaler dans le pieu de ma chambre d'hôtel.

Après un petit déjeuner campagnard garni (j'ouvre là une parenthèse pour te rappeler qu'un petit déjeuner campagnard se compose essentiellement de charcutailles et de spécialités cochonesques locales, telle que la tartine de beurre au saindou recouverte d'une tranche de lard et d'une couenne de porc, le tout arrosé par un rouge du cru premier choix. Refermons là la parenthèse.) je me presse vers le cabinet de recrutement où je devais passer des tests neurologiques.

Qu'est-ce qu'ils étaient bien ces tests...
Même pas besoin de réviser pour l'examen !
C'était du style : "Cochez l'une des deux propositions qui vous correspond le mieux".
Tiens, un expemple :
- J'aime m'occuper des gens qui ont besoin de moi.
- Je n'aime pas les courgettes farcies.
ou encore :
- L'été, je préfère la montagne à la mer.
- Quand il pleut, je prends mon parapluie.

Avec ça... sûr qu'ils vont cerner ta personnalité mieux que celle qui t'a mis au monde.

Bref... le sergent recruteur semblait satisfait de mes résultats.
Je ne m'étais pas beaucoup foulé et j'étais donc très fier de moi...
Du coup il m'a dit : "Bon, ben c'est parfait. Je vous prends rendez-vous pour que vous rencontriez votre employeur potentiel dès ce matin."

Qu'à celà ne tienne, je file chez le-dit employeur sur le champ. Enfin, à côté sinon je me serai retrouvé avec les vaches.

On a papoté pendant plus d'une heure avec le directeur et la responsable des relations humaines : Et vas-y que où t'es né, et vas-y que qui c'est ta mère, et vas-y que pourquoi t'as posé ta candidature...
Même au "Maillon Faible" on te pose moins de questions !!!

Fort de cette expérience, je suis rentré chez moi avec pour toute info sur les résultats de ma performance : "On prendra une décision mardi 23. On vous rappelle."

Et ben tu sais quoi ?
Ils m'ont rappelé jeudi 18 pour me dire que j'avais le poste !!!

Autant te dire que depuis, je suis sur les dents...
Faut que Nanou se trouve du boulot là bas, faut chercher une nouvelle baraque, préparer le déménagement... du bordel puissance 10 que j'te dis !!!

A très bientôt !

Par Pierrot - Publié dans : Journal Intime
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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /Jan /2007 11:32

Salut mon Journal !

Aujourd'hui : Du boulot, du boulot et encore du boulot. Hier et avant hier, pareil !
A croire qu'un esprit malin en a après moi...
Je suis le possédé des bureaux !

Ce matin, j'ai eu le grand plaisir d'avoir des nouvelles de mon ami Patrick. C'est un irlandais qui s'est perdu du côté d'Avignon. Pas d'chance, hein ?
Il est musicien professionnel et vient de remonter une formation qui marche plutôt bien (http://www.cronansong.com/).
Dès que j'ai l'occasion, je file me rebaigner dans cette ambiance irlandaise ; ça me changera des aboiements du Grotte et Laronne.

En parlant de potes, j'ai eu aussi des nouvelles de mon grand copain Luc. Tu sais, c'est celui qui est parti élever des chèvres dans les alpilles.
Il fait un métier très dur : Faut traire les chèvres, nettoyer leur enclos, les faire brouter, faire les fromages, les vendre, etc...
Manque plus qu'il ouvre son agence matrimoniale pour les légionnaires et il a la totale !

Tiens, j'ai une bonne nouvelle à t'annoncer :
J'ai décroché un entretien dans un hôpital. C'est un poste de malade qui nécessite pas mal de connaissances techniques.
Avec un peu de chance et beaucoup de bol, Nanou et moi devrions enfin rejoindre un coin de France qui nous convienne mieux qu'ici.


A suivre...

 

Par Pierrot - Publié dans : Journal Intime
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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 08:00
Il est des lieux, il est des temps où l'on fini par croire que la frontière entre la réalité et l'affliction est aussi épaisse qu'un poil de cul de grenouille pelée...

Il faut dire que, dans nos campagnes, certaines traditions sont loins de se perdre et il en est une qui veut que le passage de la caravane soit remplacé par celui du "camion".

C'est en rentrant chez moi, donc, à midi, que je m'approchais d'un lieu sujet à moulte délires quotidiens : la boite aux lettres.

Là, grande nouvelle : "LE" camion passe dimanche. Quelle joie !!!...

Un petit catalogue, d'une bonne centaine de pages, me présente les différents articles proposés par ce Castro ambulant : Exceptionnel !!! Fantastique !!!  Les mots me manquent...

Il me faut aussi vous dire que ce "camion" n'est pas comme les autres, non.
C'est le camion d'Outiror !!!
Car : "Avec Outiror, si t'achètes pas t'as tort !"

Et comme j'ai autre chose à foutre que de me tromper tout de suite...

Dès la page 3, j'ai droit à un renseignement qui vaut de l'or (normal, c'est Outiror).
Je vous le lis : "Pour acheter, c'est facile !"
Si si ! Je l'ai sous les yeux, là.
Remarquez... c'est toujours bon à savoir.

Et il ne m'a pas fallu dépasser la 11ème page pour découvrir l'article dont j'ai toujours rêver pour mon jardin : Le nain qui pète. (11 euros)

Tu passes devant... et il pète.
L'extaaaaase !

Si je le colle sur ma pelouse, je vais me faire une sacrée réputation auprés des voisins... "Si vous savez, c'est celui qui habite la maison du nain qui pète...".

Y'a même une grenouille (9,50 euros) qui fait "Côaaaa" quand tu lui mets ton pied sous le nez.
Elle aurait fait "Meuh", j'aurais été plus impressionné. Mais bon... faut pas rêver non plus.

Un peu plus loin dans le catalogue, (attendez que je le retrouve...) ah ! Page 27. Pour 25 balles t'as un "Chat de garde anti-nuisibles".

Le top !!!

En métal peint en noir, 36x18 cm, efficacité prouvée (ref 13647). Il a les yeux qui brillent la nuit et est supposé faire peur aux "indésirables" sans que t'ai à lui filer à bouffer, à lui changer sa caisse, ni à supporter ses "maowww" de merde pendant que t'es devant la télé à te délecter avec la Star Ac'.

Et en plus, il perd pas ses poils !

J'attends dimanche avec une impatience non dissimulée.

Par Pierrot - Publié dans : Décidons de vivre heureux
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Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /Jan /2007 11:57

Mon Cher Journal,

Aujourd'hui, je suis déconcerté. Mais déconcerté, grave !
Pour te dire, j'arrive même pas à y croire.
Et pourtant...

Il y a environ 6 mois, j'ai fait passer mon CV et une jolie lettre de motivation à un grand cabinet de recrutement pour postuler à un job dans un laboratoire qui fait des produits diététiques pour les folles de la messe.

Tu me connais, je ne postule pas si je ne suis pas certain de correspondre au profil recherché et ne possède pas les compétences requises pour être au top dans le job.

Ben là... j'avais toutes les billes dans les mains pour avoir le taf !

Mais apparemment, quelqu'un d'autre avait du me les piquer parce que le cabinet de recrutement m'a répondu gentiment que "malgré tout l'intérêt que votre candidature représente, il ne nous est pas possible de lui donner une suite favorable".

Si je choppe celui qui m'a chourré les billes, j'y pète la gueule.

Bref... vendredi aprèm', six mois plus tard donc, je reçois un mail du fameux cabinet de recrutement qui me demande "d'accepter d'étudier l'offre d'emploi ci-après afin d'envisager de faire acte de candidature".

Soit. C'est ben mimi de leur part de penser à moi.

A la lecture de l'offre, je m'aperçois d'un petit détail qui a son importance : " De formation technique avec connaissance de l'environnement AS400..."

Arg !

Je n'ai AUCUNES connaissances de l'environnement AS400 !!!  

Je ne sais PAS comment ça marche l'AS400 !!!

Si les experts du cabinet de recrutement avaient eu l'amabilité de lire mon CV, ils se seraient aperçu que le terme AS400 n'est mentionné nulle part !!!

J'aurai reçu leur mail un 1er avril, j'aurai compris le gag, mais là...

Au fait... ces gens du cabinet de recrutement... ce sont des professionnels ?

Tiens... et si j'ouvrai un cabinet de recrutement moi aussi ?

Par Pierrot - Publié dans : Journal Intime
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Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /Jan /2007 10:19
Bon ! Cette histoire c'est passée il y a quelques temps déjà, dans mon bled paumé de la Corrèze... chez les bouzeux quoi.
C'est donc un fait réel à méditer :
 
Un pote m'invite à visiter ses nouvelles installations mises en conformité par rapport aux directives européennes sur l'hygiène et tout et tout.
Nous voilà donc à l'entrée de la nouvelle porcherie.

1ère étape : le sas.
- Pose tes pompes, tes fringues et enfile moi ça.
- Quoi ?
J'enfile donc...  la combinaison blanche, le chapeau, une paire de botte et des gants.
Pas beau comme ça ???
J'ai l'air encore plus con que d'habitude, mais bon... les directives européennes mon bon monsieur...
Je me suis consolé en admirant mon pote, tout fier de son attirail, qui avait plus l'air de l'idiot du village assistant au vin d'honneur organisé par monsieur le Maire que d'un brave bouzeux de ma Corrèze au sortir de sa porcherie.
 
2e étape :
Là, on entre dans une pièce que je me souvenais être une sorte de grange abritant des outils d'avant la révolution.
- Putain ! T'as tout carrelé ? Et avec un faux plafond ?
- Ben ouais. Les porcs, pour les élever, faut qu'y z'habitent un truc comme ça. Et pis t'as pas le droit de porter tes fringues. Pis normalement, t'aurais du te laver les mains avant d'entrer.
- Et à quoi ils servent les gants ?
- Ben... c'est comme ça ! C'est la loi européenne.
- Ah ! Je crois qu'on devrait se laver les dents aussi, des fois que... tu sais, avec l'Europe on ne sait jamais...
 
Et mon Michel de me raconter que ses porcs étaient triés par poids, par sexe... que celle là, il fallait pas la mettre avec celui-ci, que celui-ci il était en quarantaine parcequ'il faisait plus de couenne que d'aut' chose, etc...
 
Pendant que l'Michel me débitait ses leçons, tel un élève du premier rang à la quête de sa bonne note, je rêvassais aux réalités du virtuel... les quotages de goret... le truiequotage... et, perdu dans mes pensées bercées par ce brouhaha digne d'une conversation discrète entre une belle-mère et sa concierge, je me surpris à rêvasser au merdier qu'il avait fallu mettre en place pour satisfaire aux exigeances d'une bande de bureaucrates qui n'avaient sans doute pas la moindre idée de ce que pouvait être une vraie porcherie.
 
3e étape - Retour à la réalité :
Comment pourrai-je accepter que mon médecin puisse m'osculter sans prendre au moins les mêmes précautions ?
S'est-il seulement lavé les mains avant d'aller pisser ?

Par Pierrot - Publié dans : Décidons de vivre heureux
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