Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 10:34

Attention !
Ceci est une histoire vraie !
Si si ! J'le jure !
Comme toutes les autres d'ailleurs.
Non... vraiment... c'est vrai.
C'est arrivé le samedi 1er juillet 2006.

Donc, disais-je, ce samedi, pendant que ma chère et tendre admirait sa fille faire l'andouille sur scène à la fête de l'école, je filai lâchement à Castomara faire quelques emplettes afin de satisfaire aux besoins hygiéniques de notre piscine.

J'avais aussi dans l'idée de mettre un peu de sable sur le devant de manière à relooker les lieux façon plage, mais sans Paris.
Un petite pensée affectueuse à l'endroit de Boniface, l'un des meilleurs clients de Castomara, me traversa l'esprit, sans laisser de séquelles, quand j'arrivai dans l'espace "construction" avec mon chariot dondaine.

J'avais beau tourner, retourner, re-retourner dans tous les rayons...
du sable, y'en avait que nenni oualou !
Je me mis donc dans la file d'attente, devant l'îlot des vendeurs, dans l'espoir d'obtenir une réponse claire à la question qui me hantait :
"Mais où c'est donc que vous avez foutu ce pùta$n d'sable ???"

Devant moi, un monsieur d'un certain âge faisait aussi la queue.
Soudain, pour passer le temps, je me mis à penser à cette expression pour le moins étrange : "Faire la queue".
Non mais dites moi... quand plusieurs personnes "font la queue", à la fin, y a-t-il autant de queues que de personnes qui l'ont faite ?
Une chacun ?
Ou tout le monde se partage la même ?
C'est dégueulasse !!!

Le temps de ces belles pensées, la queue avançait.
Tiens... encore... une queue qui avance...
Oui mais jusqu'où ? Dans quoi ?
Bon... laisse tomber...
Le fait est que le monsieur de devant, qui jusque là paraissait patient avec son papier dans les mains, se mit à s'énerver à l'approche de son tour.
Plus on avançait, plus le monsieur trépignait.

Arrivé devant le vendeur, le monsieur tendit son papier fièrement et lui lança :
"Monsieur, vous vendez les parpaing 75 centimes pièce et là ils le vendent 64. Il faut me rembourser la différence !"

Le vendeur, d'un calme olympien, pris le papier du monsieur et, pendant un moment qui me paru interminable, observa la chose avec l'expression béate d'un homme qui venait de rencontrer Alice Sapritch.

- Monsieur... je vous aurai remboursé la différence avec plaisir si vous aviez acheté vos parpaings chez nous...

- Mais vous vous les vendez 75 centimes ! 11 de plus que là ! J'en ai acheté 100 alors vous me devez 11 euros !

- Monsieur... _où_ avez vous acheté vos parpaings ?

- Ben là... chez Point G ! C'est marqué sur la facture !

- Monsieur... je ne peux pas vous rembourser quelque chose que vous n'avez pas acheté chez nous !

- Alors ça veut dire quoi quand vous dites que si on trouve moins cher ailleurs vous remboursez la différence ??? Hein ???

- Mais c'est si vous achetez chez nous et qu'ailleurs ils sont moins cher ! Et si vous étiez venu nous voir en nous disant qu'à Point G ils vendaient leurs parpaings à ce prix là, on se serait aligné !

- Vous devez me rembourser la différence ou je porte plainte contre Castomara !!!

Le sketch dura bien cinq bonnes minutes au terme desquelles le plaignant fut contraint de se retirer sans avoir obtenu satisfaction, maugréant contre Castomara et les traitant de voleurs.
Il jura à haute voix qu'il "leur ferait de la pub" à ces escrocs.

Quand arriva mon tour, le vendeur était encore sous le choc.

- Bonjour monsieur... pourriez vous me dire où se trouve le sable s'il vous plaît ?

- Le sable ?

- Oui... le truc pour faire des pâtés qui se mangent pas.

- Heu... dehors... à main gauche... derrière les parpaings.

- Merci... est-ce qu'il est moins cher que chez Point G ?

Je ne suis pas sûr, mais je crois bien que le vendeur a failli tourner de l'oeil, là...

Par Pierrot - Publié dans : Les affaires sont les affaires
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 10:31

Alors ?
Qu'est-ce que vous faites de beau ?

Moi... rien.
Je suis au boulot, mais comme tout le monde... je ne fais rien.

Tiens, pas plus tard que lundi dernier, mon chef est venu dans mon bureau :

- Alors ? Qu'est-ce tu fais Pierrot ?

- Rien. Et vous ?

- Rien non plus.

- Z'avez rien à faire ?

- Non...

- Et pour moi ? Z'auriez pas un petit projet dans un tiroir ?

- Ben non...

- Même poussiéreux, je suis preneur !

- Désolé. Y'a rien.

- Une panne peut être ?

- Non. Tout fonctionne.

- Même pas un truc qui _pourrait_ tomber en rade ?

- Non.

- Même pas pour du "peut-être" ?

- Même pas...

Mardi matin, il revient me voir :

- Alors ? Qu'est-ce tu fais Pierrot ?

- Ben... Pareil qu'hier.

- Ah ! Quand même ! Tu t'es trouvé une occupation !

- Pfffff....

Vers 13 heures, je me décide à aller le voir.
Sa porte est fermée.
Je demande à la secrétaire :

- Il est là le chef ?

- Oui, mais il fait sa sieste.

- A quelle heure t'es supposée le réveiller ?

- Vers 14h30.

- Bon, je reviendrai...

Je laisse passer 15h, le temps que le chef ait fini d'émerger :

- Chef ?

- Oui ?

- Je peux prendre mercredi et jeudi ?

- Bien sûr ! Qu'est ce que tu vas faire de beau ?

- Ben... je me disais que comme on n'était pas trop débordé en ce moment, j'allais en profiter pour passer la tondeuse dans mon jardin. Y'a ma femme qui a l'herbe qui commence à lui chatouiller les aisselles.

- Ah petit veinard !!! Tu t'es trouvé de quoi faire !

- Mouais... mercredi matin, je fais le plein de la tondeuse et je vérifie l'huile. L'après midi, je fais le devant de la maison ; après la sieste. Jeudi matin, je passe l'engin derrière et l'après midi, je le nettoie ; toujours après la sieste.

- Oh là ! Tu veux pas prendre ton vendredi aussi ? Comme ça, tu pourrais te reposer !

- Non, ça, je préfère le faire au bureau. Autant ne pas gâcher une journée de congé.

- T'as raison fils... faut pas gâcher... faut pas gâcher...

Alors... ne gâchons pas.

Aller bientôt le week end.
Je vais enfin pouvoir bosser.

Par Pierrot - Publié dans : Décidons de vivre heureux
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