Lundi 8 janvier 2007
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Bon ! Cette histoire c'est passée il y a quelques temps déjà, dans mon bled paumé de la Corrèze... chez les bouzeux quoi.
C'est donc un fait réel à méditer :
Un pote m'invite à visiter ses nouvelles installations mises en conformité par rapport aux directives européennes sur l'hygiène et tout et tout.
Nous voilà donc à l'entrée de la nouvelle porcherie.
1ère étape : le sas.
- Pose tes pompes, tes fringues et enfile moi ça.
- Quoi ?
J'enfile donc... la combinaison blanche, le chapeau, une paire de botte et des gants.
Pas beau comme ça ???
J'ai l'air encore plus con que d'habitude, mais bon... les directives européennes mon bon monsieur...
Je me suis consolé en admirant mon pote, tout fier de son attirail, qui avait plus l'air de l'idiot du village assistant au vin d'honneur organisé par monsieur le Maire que d'un brave bouzeux de ma Corrèze au sortir de sa porcherie.
2e étape :
Là, on entre dans une pièce que je me souvenais être une sorte de grange abritant des outils d'avant la révolution.
- Putain ! T'as tout carrelé ? Et avec un faux plafond ?
- Ben ouais. Les porcs, pour les élever, faut qu'y z'habitent un truc comme ça. Et pis t'as pas le droit de porter tes fringues. Pis normalement, t'aurais du te laver les mains avant d'entrer.
- Et à quoi ils servent les gants ?
- Ben... c'est comme ça ! C'est la loi européenne.
- Ah ! Je crois qu'on devrait se laver les dents aussi, des fois que... tu sais, avec l'Europe on ne sait jamais...
Et mon Michel de me raconter que ses porcs étaient triés par poids, par sexe... que celle là, il fallait pas la mettre avec celui-ci, que celui-ci il était en quarantaine parcequ'il faisait plus de couenne que d'aut' chose, etc...
Pendant que l'Michel me débitait ses leçons, tel un élève du premier rang à la quête de sa bonne note, je rêvassais aux réalités du virtuel... les quotages de goret... le truiequotage... et, perdu dans mes pensées bercées par ce brouhaha digne d'une conversation discrète entre une belle-mère et sa concierge, je me surpris à rêvasser au merdier qu'il avait fallu mettre en place pour satisfaire aux exigeances d'une bande de bureaucrates qui n'avaient sans doute pas la moindre idée de ce que pouvait être une vraie porcherie.
3e étape - Retour à la réalité :
Comment pourrai-je accepter que mon médecin puisse m'osculter sans prendre au moins les mêmes précautions ?
S'est-il seulement lavé les mains avant d'aller pisser ?
Par Pierrot
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Publié dans : Décidons de vivre heureux
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