Les affaires sont les affaires

Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /Déc /2006 08:00

On connaît tous les bêtisiers des assurances, des mairies, des tribunaux, des profs, etc...

Aujourd'hui, je vous en colle un ch'tit inédit des petites annonces relevées sur l'Intranet de là où c'est que je bosse.


Animaux :
- Donne chien
Ouragan, chien cocker de 8 ans cherche maître ou maîtresse pour partager de bons moments...

(Pour le faire pisser par jour de grand vent, par exemple...)


Auto-Moto :
- TWINGO
Clio 5cv, année 96,130000 kms, CT ok, entretien Renault,couleur:vert, 2800 euros

(Bon, comme c'est la même marque, on va pas se plaindre...)


Auto-Moto :
- Cherche maison ou appartement F4 à louer
4 chambres - 500 euros

(L'alcool a parfois des effets surprenants... )


Auto-Moto :
- Cherche moto 49 cm

(C'est pour un nain ou pour mettre sur l'étagère ?)


Immobilier :
- Vend moutons
TROUPEAU DE 5 TETES : 1 Bélier 2 ans, 2 brebis de 2 ans et 5 ans, 2 agnelles nées en fev 2006 - le lot 450 €

(Dans cette rubrique là, la grange doit sûrement être incluse.)

 

Par Pierrot - Publié dans : Les affaires sont les affaires
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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /Déc /2006 08:00

Je ne vais pas vous enduire d'erreur plus longtemps et vous l'avoue sans complexe :
Je n'aime pas les agents immobiliers.

Mon aversion grandissante pour cette caste encostumée remonte à la nuit des temps.
Car si la nuit détend, l'agent immobilier, lui, il crispe comme une chanson de Raphaël aphonisant dans un vieux poste de bagnole meuglant en mono.

Faut dire que les pratiques actuelles de ces braves gens, très tendances, à la mode quoi, si vous avez un bien immobilier à vendre, sont d'une honnêteté souvent douteuse.

Je fais pour le moment fi de mes expériences passées en la matière et vais plutôt vous conter le gag de lundi dernier.

Donc, j'habite une petite maison agréablement campée entre les champs de maïs et de tournesols surplombant la Garonne ; magnifique fleuve aquitain qui draine toute une faune aquatique génétiquement modifiée par les eaux cristallines déversées par la centrale nucléaire située, comme Marcel, en amont.

On y trouve notamment des poissons chats à la fourrure soyeuse qui se nourrissent de rats fluo à huit pattes et des poulpes d'eau douce se délectant de sacs plastiques piégés dans les caddies finissant là leur carrière.

Donc, hier soir, alors que je subissais la vue de popotins star académien qui se tortillaient pour le plus grand plaisir de la gamine, le téléphone se réveilla : 

- Bonsoir. Parlez, c'est vous qui payez.

- Heu... bonsoir. Je suis bien chez monsieur Pierrot ?

- (oups...) Exact ! A qui ai-je l'honneur ?

- Voilà, je suis monsieur Dupont de l'agence immobilière L'Igloo Aquitain. Je me permets de vous déranger car je suis passé devant chez vous cet après midi et j'ai vu votre maison. Auriez vous un instant à m'accorder ?

- Oui, mais pas longtemps. Dès que ces demeurés de la Star Ac' finissent de brailler, y'a "A prendre ou a laisser" avec mon banquier préféré qui commence. Que me vaut l'honneur, donc ?

- Et bien il se trouve que j'ai des clients qui sont à la recherche d'une maison comme la votre. Et, si vous aviez l'intention de vendre, j'aurai sans doute une excellente proposition à vous faire.

- Hmmm... Et qu'appelez- vous une "excellente proposition" ?

- Et bien, il faut voir... J'ai vu qu'il y avait un garage fermé... De combien de chambre disposez vous ?

- 4.

- Vu la situation de votre maison, j'estime qu'il est raisonnable de commencer à la mettre à 320 000 euros, ce qui fait 290 000 nets pour vous.

- 290 ? Je crois que je vais me débrouiller à la vendre tout seul pour 320. Après tout, avec les possibilités de contact qu'offre internet et la fréquentation grandissante des sites d'annonces, j'ai de quoi me priver du luxe des services d'une agence qui me coûterait 30000 euros.

- Mais les frais d'agence sont à la charge de l'acheteur !

- Oui, mais ils ne sont pas dans ma poche.

- Ecoutez... je suis prêt à vous en offrir 300 000.

- Sans négocier ?

- Et bien, je vous propose de vous rencontrer comme ça je pourrai voir la maison et affiner mon offre.

- Si vous voulez. Mais je ne vous donnerai pas l'exclusivité, même si le prix que vous estimez dépasse mes espérances. Recontactez moi demain à la même heure. J'aurai eut le temps de réfléchir à tout ça et nous fixerons peut-être un rendez-vous.

- Parfait. Donc demain à la même heure. Bonne soirée monsieur.

- Bonsoir.

Donc, nous sommes mardi soir.
Il est 18h30.
Ne me demandez pas qui est ce "il", j'en ai pas la moindre idée ; il change tout le temps.

Le téléphone sonne.
M. Dupont de l'agence immobilière "L'Igloo Aquitain" est à l'autre bout du fil.

- Bonsoir monsieur Pierrot, comment allez vous depuis hier soir ?

- Bonsoir. Pareil : J'attends le banquier d'"A prendre ou à laisser" avec une impatience non contenue. Alors, où en sommes nous ?

- Et bien... quand pouvons nous nous voir pour visiter cette maison ?

- Samedi si vous voulez. Mais avant tout, je voudrai régler un petit détail avec vous concernant la commission.

- Oui ? Quel petit détail ?

- Et bien : Ma commission.

- Votre commission ?

- Ben oui ! MA commission. Je suis apporteur d'affaire dans cette opération et de ce fait je prends 10% des frais de votre agence.

- Vous voulez rire monsieur Pierrot... on ne pratique pas de dessous de table de la sorte lorsqu'on négocie un bien immobilier.

- Je ne vous parle pas de dessous de table monsieur Dupont. Je vous parle de ma commission en qualité d'apporteur d'affaire ; nuance ! Je fais en sorte que vous ayez le contrat de vente de la maison et lorsque vous l'avez vendu vous me versez 10% de votre commission. C'est honnête non ?

- Mais jamais je n'ai entendu une telle proposition !

- Ben y'a un début à tout ! Et tout travail mérite salaire ! Moi, il faut que je convainque le propriétaire de vendre et faire en sorte qu'il signe votre contrat.

- Comment... le propriétaire ?!?

- Ben oui. Moi, ici, je suis locataire. Alors, si vous voulez un coup de main... c'est 10%.

- Heu... au revoir monsieur.


Ils n'ont franchement pas le sens des affaires ces agents immobiliers...

Par Pierrot - Publié dans : Les affaires sont les affaires
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 10:34

Attention !
Ceci est une histoire vraie !
Si si ! J'le jure !
Comme toutes les autres d'ailleurs.
Non... vraiment... c'est vrai.
C'est arrivé le samedi 1er juillet 2006.

Donc, disais-je, ce samedi, pendant que ma chère et tendre admirait sa fille faire l'andouille sur scène à la fête de l'école, je filai lâchement à Castomara faire quelques emplettes afin de satisfaire aux besoins hygiéniques de notre piscine.

J'avais aussi dans l'idée de mettre un peu de sable sur le devant de manière à relooker les lieux façon plage, mais sans Paris.
Un petite pensée affectueuse à l'endroit de Boniface, l'un des meilleurs clients de Castomara, me traversa l'esprit, sans laisser de séquelles, quand j'arrivai dans l'espace "construction" avec mon chariot dondaine.

J'avais beau tourner, retourner, re-retourner dans tous les rayons...
du sable, y'en avait que nenni oualou !
Je me mis donc dans la file d'attente, devant l'îlot des vendeurs, dans l'espoir d'obtenir une réponse claire à la question qui me hantait :
"Mais où c'est donc que vous avez foutu ce pùta$n d'sable ???"

Devant moi, un monsieur d'un certain âge faisait aussi la queue.
Soudain, pour passer le temps, je me mis à penser à cette expression pour le moins étrange : "Faire la queue".
Non mais dites moi... quand plusieurs personnes "font la queue", à la fin, y a-t-il autant de queues que de personnes qui l'ont faite ?
Une chacun ?
Ou tout le monde se partage la même ?
C'est dégueulasse !!!

Le temps de ces belles pensées, la queue avançait.
Tiens... encore... une queue qui avance...
Oui mais jusqu'où ? Dans quoi ?
Bon... laisse tomber...
Le fait est que le monsieur de devant, qui jusque là paraissait patient avec son papier dans les mains, se mit à s'énerver à l'approche de son tour.
Plus on avançait, plus le monsieur trépignait.

Arrivé devant le vendeur, le monsieur tendit son papier fièrement et lui lança :
"Monsieur, vous vendez les parpaing 75 centimes pièce et là ils le vendent 64. Il faut me rembourser la différence !"

Le vendeur, d'un calme olympien, pris le papier du monsieur et, pendant un moment qui me paru interminable, observa la chose avec l'expression béate d'un homme qui venait de rencontrer Alice Sapritch.

- Monsieur... je vous aurai remboursé la différence avec plaisir si vous aviez acheté vos parpaings chez nous...

- Mais vous vous les vendez 75 centimes ! 11 de plus que là ! J'en ai acheté 100 alors vous me devez 11 euros !

- Monsieur... _où_ avez vous acheté vos parpaings ?

- Ben là... chez Point G ! C'est marqué sur la facture !

- Monsieur... je ne peux pas vous rembourser quelque chose que vous n'avez pas acheté chez nous !

- Alors ça veut dire quoi quand vous dites que si on trouve moins cher ailleurs vous remboursez la différence ??? Hein ???

- Mais c'est si vous achetez chez nous et qu'ailleurs ils sont moins cher ! Et si vous étiez venu nous voir en nous disant qu'à Point G ils vendaient leurs parpaings à ce prix là, on se serait aligné !

- Vous devez me rembourser la différence ou je porte plainte contre Castomara !!!

Le sketch dura bien cinq bonnes minutes au terme desquelles le plaignant fut contraint de se retirer sans avoir obtenu satisfaction, maugréant contre Castomara et les traitant de voleurs.
Il jura à haute voix qu'il "leur ferait de la pub" à ces escrocs.

Quand arriva mon tour, le vendeur était encore sous le choc.

- Bonjour monsieur... pourriez vous me dire où se trouve le sable s'il vous plaît ?

- Le sable ?

- Oui... le truc pour faire des pâtés qui se mangent pas.

- Heu... dehors... à main gauche... derrière les parpaings.

- Merci... est-ce qu'il est moins cher que chez Point G ?

Je ne suis pas sûr, mais je crois bien que le vendeur a failli tourner de l'oeil, là...

Par Pierrot - Publié dans : Les affaires sont les affaires
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